Pensées personnelles ou Pensée unifiée

L’orgueil de l’esprit est de croire que j’ai des pensées personnelles et que je peux arriver à quelque chose, quoi que ce soit. Pourtant la fausse humilité serait de croire que ma pensée est impuissante. La véritable humilité ne peut que résider dans la simple reconnaissance que je suis l’effet et non la cause, donc Fils de Dieu et la seule pensée réelle, qui peut avoir des effets réels, ne peut être qu'en Dieu.


Tant que je pense pouvoir perfectionner ma pensée, même avec toute sorte d’outils de développement personnel, y compris le Cours en miracles, je ne fais que développer une pensée personnelle, particulière et séparée. Tant que mon intention n’est pas clairement une décision de refuser d’alimenter la croyance en la séparation (égo) et d’accepter l’Unité, je continue à croire qu'il est possible d'être sauvé seul. C’est une pensée de séparation, qui cache mon refus de l’Unité tout en pensant la rechercher.



L’idée d’une pensée particulière ne peut que s’opposer à la Pensée Une. Le premier pas sera d’être conscient de cette façon de se séparer tout en me mystifiant et en me laissant croire que je cherche la Paix et l’Unité, mais seul ou en pensant pouvoir écarter certains. Puis mon intention est dirigée seulement à laisser la pensée au service de ce qui me dépasse, par la partie en moi qui se souvient, l’Esprit Saint.


Tu n’entreras pas seul au Royaume, parce que tant que je crois pouvoir en écarter un seul, il n’y a pas de place pour moi. Je refuse ainsi l'idée du Royaume et je ne peux que me sentir coupable de la pensée de séparation. La Pensée d’Amour ne peut qu’englober, et c’est le Royaume.


« Il n’y a rien à l’extérieur de toi. C’est cela que tu dois apprendre, car c’est te rendre compte que le Royaume des Cieux t’est rendu. Car Dieu n’a créé que cela, et Il ne l’a pas quitté ni laissé séparé de Lui-même. Le Royaume des Cieux est la demeure du Fils de Dieu, qui n’a pas quitté son Père et ne demeure pas à part de Lui. Le Ciel n’est ni un lieu ni une condition. C’est simplement la conscience d’une parfaite Unité, et la connaissance qu’il n’y a rien d’autre : rien en dehors de cette Unité, et rien d’autre au-dedans. » Extrait UCEM, chap.18, VI,1.